07.10.2008

Mae Sot

Ca y est, ça fait dix jours que je suis en Thailande ! J’ai d’abord passé le week end à Bangkok avant de prendre un bus de nuit pour Mae Sot, la ville à la frontière birmane dans laquelle je vais rester pendant deux mois.

 

Mae Sot est une ville est très particulière, c’est un carrefour d’ethnies et de religions. Derrière ce mélange de cultures qui, au premier abord se passe dans la tranquillité, se cache un monde de trafic de drogue, de pierres précieuses et d’armes... On ne s’en aperçoit pas immédiatement, mais quand on entre en contact avec des locaux et qu’on commence à faire attention aux gros 4X4qui circulent dans les rues, on voit derrière les vitres blindées des Asiatiques qui n’inspirent pas du tout confiance…

 

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La ville en soit est très petite, mais j’ai l’impression qu’elle est aussi bruyante et polluée que les grandes villes asiatiques (et oui, normal avec tous ces 4X4 et motocyclettes !). Heureusement, je suis logée dans une guesthouse qui se trouve dans un coin tranquille : un ensemble de petites maisons avec balcons, un petit jardin fleuri et une terrasse avec des meubles en teck. Les guests viennent de tous horizons : des occidentaux qui travaillent dans des ONG, quelques touristes asiatiques et des (trafiquants) locaux. Puis il y a donc deux Parisiennes : Irène –mon binôme- et moi. Et qu’est-ce qu’on se marre avec les autres guests qui sont parfois très relouches, avec la gérante Thai qui est très chiante et avec la femme de ménage, notre petite birmane Ti. On lui parle en birman, mais évidemment elle ne comprend rien de notre accent pourri, donc elle nous répond par des beaux sourires.

 

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Mais alors, la particularité la plus frappante de Mae Sot, c’est bien l’absence de touristes de masse et la présence des ONG portant secours aux populations sinistrées et réfugiées de la Birmanie. Les Birmans, ils sont partout : dans les boutiques en ville, dans les restaurants sur les bords de la route, dans les rizières, mais aussi et malheureusement dans les usines qui entourent Mae Sot… Les réfugiés « légaux » sont dans les camps et n’ont pas le droit d’en sortir. Ils vivent dans des conditions plus aux moins correctes : Les camps ressemblent à de vrais villages, mais ils manquent de tout (nourriture rationnée, pauvre aide médicale, pauvre scolarité). Le seul espoir de ces réfugiés étant un meilleur avenir : l’asile dans un pays occidental.

Ceux qui ne sont pas dans les camps vivent le plus souvent dans la clandestinité. Ils refusent de vivre enfermés, d’être exclus de leur liberté. Leur vie est certainement mieux qu’en Birmanie (car il y a du travail en Thailande et la nourriture y est moins chère), mais en permanence ils doivent faire attention à la police. Nombreux sont ceux qui vivent comme des nomades : ils déménagent assez souvent pour causes de sécurité, de travail ou bien de nourriture. Par conséquent, les (petits) enfants sont obligés de suivre leurs parents et, dans ces conditions, il leur est très souvent difficile d’aller à l’école.

 

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Voilà qu’interviennent les ONG. Elles ne s’occupent pas seulement d’aide médicale, d’assistance juridique et de financement des camps de réfugiés, ils veillent également à la scolarité des enfants birmans. Ainsi, Mae Sot connaît une trentaine d’écoles birmanes. L’école où je suis active s’appelle BHSOH, leur site est accessible ici. Puis, il y a une deuxième école où je vais les après-midis pour assister aux cours d’anglais et pour faire un peu d’animation (chants, danse, théâtre et peinture). Des renseignements sur cette école se trouvent ici.

 

L’accueil des enfants étaient plus que chaleureuse. Leurs beaux sourires m’ont fait craquer directement. Ils sont tous très curieux et très dynamiques. Que je suis contente d’être ici, mais que je suis triste quand j’apprends leurs histoires personnelles et que je découvre l’inquiétude qui se cache au fond de leur beaux yeux. Si seulement je pouvais leur faire oublier un peu leur quotidien et leur redonner un peu d’espoir, ma mission sera accomplie !

 

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26.09.2008

Lecture de Voyage II

Voici quelques livres pour vous introduire en Birmanie...

 

Een paar mooie boeken over Birma, in het Frans, Nederlands en het Engels, dus voor ieder wat wils...

 

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Birmane        

Christophe Ono-Dit-Biot

Plon, 2007

 

 

 

 

 

 

J’ai commencé par Birmane de Christophe Ono-Dit-Biot (Prix Interallié 2007). Un beau récit un peu aventurier mais qui reflète, je pense, bien la situation « actuelle » dans le pays... Un français, César, qui part en Thailande  avec sa fiancée. Pendant le voyage il se fait plus au moins plaquer par sa copine et décide d’aller en Birmanie pour y décrocher un interview avec le fameux et surtout redouté Khun Sa... En tant que  secrétaire de rédaction César a reécrit bon nombre d’articles sans en avoir jamais signé aucun, ça sera sa change et surtout une revanche sur son collègue Blanchart, un journaliste fasciné par la Birmanie mais qui figure sur une liste noire de la junta et qui ne peut plus accéder dans le pays. Pour ne pas se faire choper par les militaires, il se fait passer pour un simple touriste... mais il découvrira aussitot que ce n’est pas évident de cacher son jeu quand il entre en contact avec des personnes importantes, susceptibles de  l’aider dans sa recherche de trouver Khun Sa... Puis, il rencontre une belle Française, Julie, qui l’aide dans un premier temps, mais quand elle découvre qu’il est journaliste, elle l’amène loin dans le pays pour à la fois le protéger le rapprocher de l’endroit oú se trouverait Khun Sa... Julie ne peut pas rester avec lui et le confie à des gens de confiance... Enfin, difficile de savoir à qui on peut faire confiance dans ce pays merveilleux mais parsemé de différents tribus avec des codes bien précis et oú la seule valeur sure demeure le rubis et plus précisément le rubis sang de pigeon ... il faudrait juste savoir distinguer les vrais des faux...

 

 

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Burmese Days

George Orwell

Harper and Brothers, 1934

 

 

 

 

 

The story of this book is set in the 1920 imperial Birma. The idea is a little bit the same as Christophe Ono-Dit-Biot’s book: the vision is trough European eyes. An English  timber merchant, John, wants to help an Indian doctor who’s in danger by a corrupt  birmese magistrate. Of course there’s also some romantic flirt in the story: a strong white woman who will change John’s live by offering himan escape from loneliness and by revelling the lie of colonial life…

 

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De onzichtbaren

Karel Glastra van Loon

L.J. Veen, 2005

 

 

 

 

 

 

 

Sinds ik op de hoogte ben van de actie Camera's voor de onzichtbaren ben ik op zoek naar dit boek, het is helaas overal uitverkocht… Karel Glastra van Loon schreef dit boek naar aanleiding van een opdracht van Stichting Vluchteling waarvoor hij met zijn familie afreisde naar Birma. Het boek gaat over een jong Birmees gezin dat besluit de dictatuur te ontvluchten in de hoop op een betere toekomst…

 

'Door mijn levensverhaal zal ik je mijn land laten zien, zoals je in een dauwdruppel de tuin ziet.'

 

22.09.2008

Onzichtbaar

Thailand staat bij iedereen bekend als vakantieland. Iedereen die er geweest is houdt er, over het algemeen, meer dan goede herinneringen aan over: prachtige natuur, heerlijk eten, aardige, uiterst gastvrije bevolking, goede hotelfaciliteiten en vervoersmogelijkheden… Dat het land van de eeuwige glimlach ook gebieden kent waar veel ziektes en ellende voorkomen staat niet in de reisgidsjes beschreven, reistochten mijden deze zones .Zo wordt het grensgebied tussen Thailand en Birma gekenmerkt door een dertigtal vluchtelingenkampen waar onderdrukte Birmese volken (vooral Karens en Karennis) worden opgevangen. Door de cycloon Narcis de vorig jaar een groot gedeelte van Birma verwoestte is het aantal vluchtelingen in Thailand gestaag toegenomen. Dit is het gebied waar ik aan het einde van de week naar afreis om gedurende enkele maanden op een schooltje in Mae Pa te helpen. Het schooltje ligt vlakbij het grensstadje Mae Sot dat gekenmerkt wordt door de (illegale) handel in hardhout en edelstenen, maar ook door de vluchtelingenkampen en de aanwezige NGO’s.

 

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Hoewel veel mensen niet stil staan bij het vluchtelingenproblemen zijn er verschillende (inter)nationale organisaties die de aandacht willen vestigen op de noodzaak om duurzame hulp te bieden en om structurele oplossingen te vinden. Zo worden er in Nederland in oktober verschillende evenementen georganiseerd:

 

Het Burma Centrum Nederland (BCN) organiseert verschillende petities en acties om ervoor te zorgen dat de kansloze Birmese bevolking niet vergeten wordt en om een blok te vormen tegen de junta. Op 5 oktober wordt in De balie in Amsterdam het festival Birma in Transit gehouden. Tijdens dit festival worden verschillende lezingen gehouden en kan er gediscuteerd worden over diverse onderwerpen. Voor meer info kijk hier.

 

 

 

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Stichting Vluchteling heeft een paar jaar geleden aan een aantal Nederlandse schrijvers gevraagd op eigen wijze vluchtelingen uit de anonimiteit te halen. Karel Glastra van Loon reisde in 2003 met zijn familie af naar Birma en schreef een boek: De onzichtbaren. Na Karels dood  besloot zijn vrouw Karin Karels werk voort te zetten en reisde in maart af naar Mae Sot met fotocamera’s zodat de bevolking zichzelf in beeld kan zetten. De documentaire die voortvloeit uit de actie Camera’s voor de onzichtbaren gaat op het Birma in Transit Festival en première en zal op 15 oktober op Ned 2 worden uitgezonden. Een introductiefilmpje is hier te zien. De foto’s van de lokale vluchtelingen zullen over een paar maanden klaar zijn als de blotevoetendokters terug uit de jungle komen. Deze foto’s en ooggetuigenverslagen zullen door de VN op haar internetsite worden gepubliceerd.

 

Voor meer informatie over de reizende tentoonstelling De onzichtbaren in beeld, kijk hier.

05.09.2008

Paludisme

En préparant mon voyage en Thaïlande, la question des maladies tropicales me préoccupe. Il s’agit d’un véritable casse-tête : paludisme, dengue, encéphalite japonaise… quelles précautions prendre ? Se vacciner contre l’encéphalite japonaise (chose à faire sur place car il n’y a plus de stock de vaccins en Europe jusqu’en avril 2009), prendre des médocs anti-palu… ? Comment trouver un équilibre sain qui ne met pas en péril ma propre santé et qui ne fragilise pas l’écosystème local ? Renseignée par la médicine européenne, informée par des voyageurs expérimentés, je ne trouve pas réponse à ma question.

 

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Une piqûre d’insecte suffit, mais quel est la chance réel que cela m’arrive ? Par quoi ces instincts sont-elles attirées ? Quel environnement est vecteur de la maladie ?

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Au final, je n’en sais pas tant que ça et en me renseignant je me rends compte que le paludisme reste une maladie des pauvres, souvent mal connue par les touristes occidentaux qui, dans leur égoïsme inconscient, ne font souvent qu’aggraver le fléau.
Cet automne il y a plusieurs événements organisés à Paris pour remettre cette maladie à l’attention au grand public et pour trouver de nouvelles solutions.

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Rdv ce mardi 9 septembre au Pont des Arts !

 

Pour plus d'infos sur les précautions à prendre, regarder ici

Pour  plus d'infos sur les manifestions à Paris, regarder ici

02.09.2008

Menglaba

Cela fait à peine un an que je suis allée en Thaïlande et me voilà, je prépare mon troisième voyage… J’ai voulu découvrir d’autres continents, mais le destin me ramène là où j’ai perdu quelque chose et où j’ai reçu en retour un émerveillement qu’on ne peut décrire qu’avec le cœur.

 

Le temps de la mousson est bientôt fini… une belle période s’annonce, donc pourquoi ne pas en profiter et y rester plusieurs mois ? Cette fois-ci, j’ai décidé de vraiment prendre mon temps afin de pouvoir réellement m’émerger dans la culture en essayant de rester le plus près des gens, en laissant derrière moi, mes idées reçues, mes tensions nerveuses et mes chaussures à talons aiguilles (je le reporterai bien une fois de retour à Paname ;-)). J’apporterai juste mon sac à dos avec le stricte minimum (car de toute manière, toute chose utile s’achète sur place à moindre prix et en plus, dans ces endroits-là, on n’a pas besoin de grand-chose).

 

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Première destination : Mae Pa, petit village dans l’ouest de la Thaïlande, pas loin de Mae Sot.

Dans la province de Tak, une ville dans la région frontalière avec la Birmanie, parsemée par des villages peuplés par des réfugiés de la Birmanie. Un melting-pot de différentes cultures asiatiques, mélangé avec des influences occidentaux des expat’ travaillant pour les nombreuses ONG… Parmi les différentes organisations, il y en a une qui a particulièrement retenu mon attention :Boarding High School for Orphans and Helpless Youth (BHSOH). Chaque bénévole qui y a passé quelques temps pour s’occuper des enfants y garde de beaux souvenirs, on peut le lire dans divers récits, blogs et photos publiés sur le Net. Parmi ses anciens enseignants bénévoles, il y a Fernand Degottex, un Français qui a passé plusieurs mois au BHSOH et dans d’autres associations dans la même région. Suite à son expérience il a décidé de fonder sa propre association : Menglaba. Depuis il s’occupe de la recherche de bénévoles pour assurer l’enseignement dans l’école + la recherche des dons pour financer les différents projets pédagogiques pour aider les enfants réfugiés de la Birmanie…

Quand j’ai lu l’annonce de Fernand concernant le besoin d’un bénévole pour la période octobre-novembre, j’étais tout de suite convaincue que Menglaba et BHSOH étaient des structures fiables et bénéfiques pour les locaux et que mon aide pourrait réellement y être utile. Ma décision était donc rapidement prise !

 


 

Suite du périple : le nord de la Thaïlande pour entrer au Laos par le Mékong, et descendre vers le sud en suivant ce fleuve mythique jusqu’au Vietnam où il se jette dans la Mer de Chine

 

Départ le 25 septembre…